Nos grands-parents et l’usage de l’eau

Ensemble avec nos écoles partenaires européennes nous avons démarré en automne un projet sur ‘l’homme, l’eau et l’environnement’.

Pour le cours de français chaque lycéen participant de Fourons (Belgique) s’est d’abord présenté et a situé son école dans l’Euregio, le triangle Maastricht-Aix-la-Chapelle-Liège.

Chaque lycéen a ensuite choisi un sujet avec l’objectif de l’approfondir au courant de l’année pour pouvoir le présenter en classe et sur le site de l’école ainsi que sur le site Comenius. Ces projets ont comme objectif d’élargir la dimension européenne de l’enseignement tout en favorisant la coopération européenne entre les écoles participantes. Dans le cadre de ce projet Comenius,  lycéens et professeurs des écoles internationales participantes collaborent et travaillent ensemble à ce  ‘thème commun’.

Le sujet choisi est donc ‘important’ pour tout participant. Bien que ces projets résultent dans la plupart des cas en des documents et des résultats concrets (rapports, brochures, site-internet, cd-rom), les objectifs primordiaux concernent ‘les processus de coopération et la réalisation d’un projet’  avec un nombre de partenaires d’autres pays européens. (On n’accentuera donc pas du tout la mobilité des lycéens mais tout d’abord la coopération internationale et les activités d’apprentissage  stimulées à partir des classes participantes.)

On attend donc des lycéens qu’ils fassent équipe aussi bien avec les collègues-lycéens de leurs propres écoles qu’avec les jeunes des écoles étrangères partenaires.

Dans ce cadre nous avons d’abord lancé des questions sur l’importance de ‘l’eau’ dans différents domaines avec le but de découvrir des différences dans l’importance de l’eau, dans l’utilisation quotidienne et dans les mesures prises pour la protection de l’eau comme source de vie. Certains jeunes ont également abordé la signification symbolique de l’eau.

Les objectifs sont les suivants :  obtenir une plus ample motivation quant à l’acquisition de nouvelles matières, acquérir des compétences et des attitudes positives, améliorer le  processus d’apprentissage.

Dans ce but chaque participant de l’école de Fourons (Belgique) devait interviewer  (individuellement ou en groupe)  une personne de son village, de sa famille, ou quelqu’un vivant dans le cadre du thème  qu’il avait choisi. Cette interview (en néerlandais) a été résumée en français. Sur cette page vous pouvez lire les résumés des lycéens.

 

Joyce Germis & Sara Lanza

Dans le temps, on était plus économe avec l’eau que maintenant. Cela on peut le conclure des histoires de nos grands-parents.

Quand ma grand-mère et mon grand-père étaient petits, ils devaient aller chercher de l’eau à une source. A côté de toutes les rues, il y avait une petite pompe. Ce n’était pas de l’eau de pluie qui en sortait, mais de l’eau potable. Chez ma grand-mère, ils ne pouvaient se laver qu’une fois par semaine. Chez elle, c’était le samedi (chez les autres gens c'était peut-être un autre jour). Sa mère prenait un grand bac en fer où elle mettait de l'eau froide et de l’eau chaude. Pour avoir de l’eau chaude, elle devait chauffer de l'eau sur le poêle. Tous les enfants devaient se laver dans la même eau. Pour les parents, ils changeaient l’eau. Pour adoucir l’eau, ils utilisaient une sorte de soda. Il n’y existait pas encore beaucoup de sortes de savon. Dans le temps le soda était just un bloc comme peu de gens ont encore maintenant. Tout le monde (du ménage) se lavait chaque jour le visage à un bac. Et ils se lavaient aussi les mains avant d’aller manger. Peu à peu la plupart des ménages ont placé une baignoire. Mais ils ne se lavaient pas tous les jours comme on fait maintenant. A cette époque il n’y avait pas encore de bouteilles d’eau, tout le monde buvait de l’eau du robinet.

Vers 1980 il y avait des bouteilles d’eau mais il n’y avait pas encore la différence entre de l’eau ‘plate’ ou ‘pétillante’.

Avec cette interview, une chose est très claire : nous consommons de l’eau sans trop réfléchir.


Anne Geijsen & Geneviève Crombag

Nous avons interviewé monsieur Josef Muijtens de Warsage. Monsieur Muijtens habite à Warsage depuis 1954. Il a un salon de coiffure.

Autrefois, l’eau venait d’Aubin-Neufchateau. Il y avait un petit ruisseau, appelé Le Biek.

Les paysans mettaient leurs cruches avec du lait dans ce ruisseau, si bien que le lait reste frais. C’était nécessaire parce que le camion de la laiterie ne venait que le lendemain. Ce ruisseau était très propre. Il y avait même des poissons et des grenouilles dedans. Maintenant ce ruisseau a croupis et on peut le comparer avec un égoût ouvert !

A Warsage, il y avait plusieurs puits d’eau. Devant l’église il y avait une mare pour les vaches. A La Heydt, on avait construit un puits d’eau d’ une profondeur de 90 mètres! Il y avait une pompe électrique pour pomper l’eau.

Les gens allaient aux toilettes au fond de leurs jardins. Pour se laver, on allait chercher de l’eau à une source, on la chauffait et tous les membres de la famille allaient dans ce même bain.

La première conduite d’eau a été construite avant 1900. Officiellement pour remplacer la mare devant l’église, mais selon les rumeurs la conduite d’eau a été construite pour munir les maisons du maire et du notaire d’eau. Ces deux personnes avaient une piscine, ils étaient les seuls dans le village.

A l’endroit de la mare devant l’église on a construit un petit jet d’eau. Plus tard ça a été remplacé par un plus grand jet d’ eau. Aujourd’hui, il n’y a plus d’eau dans cette fontaine, mais on l’a remplie de terre. Sur cette grande fontaine, il y a quatre statues. C’étaient les quatre maires qui ont gouverné cent ans à Warsage.

En 1969, la commune a construit une conduite d’eau dans toutes les rues du village. Ils avançaient la conduite d’eau encore dix mètres dans les parcelles des gens, pour le reste les gens devaient payer l’installation eux-mêmes.

Monsieur, merci pour l’interview et pour les photos que vous avez cherchées dans votre documentation!


Simone Thijs

J`ai interrogé mes grands-parents qui habitent le long du Geer. Cette rivière traverse Kanne. Ils ont beaucoup à raconter d’avant. Ils ont vécu ce temps primitif.

Dans la cave il y avait une pompe à eau. Cette eau souterraine était utilisée pour le lavage et parfois pour le jardin. Mais aujourd’hui elle n’est plus utilisée parce que le niveau d’eau a baissé.

Ils m’ont conté l’histoire de “lundi, jour de lavage”. Avec l’eau de la pompe ma grand-mère lavait les vêtements dans une machine à lessiver en bois.

Les enfants, donc mon père, oncles et tantes, étaient lavés le samedi dans une grande bassine. Donc une fois par semaine. Mes grands-parents chauffaient une bouilloire sur la cuisinière et puis ils remplissaient un seau.

Dans ce temps-là ils ne rinçaient pas la toilette, mais il y avait une planche avec un trou. En dessous il y avait un puits qui était vidé une fois par an.

Les enfants allaient jouer dans le Geer en été. Là ils apprennaient à nager.     

On ne connaît plus ce temps primitif de mes grands-parents et de mes parents, parce que aujourd’hui nous vivons plus hygiéniquement et plus confortablement.


Roy Goffard

Quand j’ai demandé à mon père des choses sur l’eau, j’ai conclu que dans le passé il y avait beaucoup de choses qui étaient assez différentes. Comme ça j’ai demandé à mon père ce que l’eau signifiait dans le temps. Il m’a dit qu’il n’y avait, tout d’abord, pas de robinets. Ils avaient une sorte de réservoir. Ce réservoir avait une capacité d’environ 32000l. Avec cette eau ils se lavaient, lavaient la voiture, nettoyaient et même arrosaient les fleurs.

Il y avait une pompe au-dessus de ce réservoir pour pomper l’eau. Cette eau était très claire, mais on n’était pas certain qu’elle était potable. Mais il y avait un point positif, on ne dépensait pas beaucoup d’argent pour l’eau. Au contraire, c’était très bon marché.

Une autre question était: est-ce qu’il y avait une canalisation enterrée… La réponse m’a vraiment surpris. Il n’y avait que des égouts, l’eau coulait à côté de la rue vers la rivière, dans ce cas-ci la Berwinne. Puis on m’a montré une photo comment la rue était précédemment. C’était bien drôle.

On sait bien qu’on peut faire beaucoup de sports dans, sur ou avec l’eau, donc j’ai demandé quels sports on pratiquait. Un exemple est qu’on nageait encore dans la Berwinne et qu’on pouvait y pêcher aussi. La Berwinne était plus profonde et plus belle et non polluée. Et en hiver on faisait du hockey sur glace.


Anne Darding & Kimberly Peeters

Nous avons interviewé nos grands-parents. Nous leur avons demandé des choses sur eau. Autrefois l’eau avait une grande valeur dans leur vie. Il n’existait pas de bouteilles en plastique. Chaque famille avait une clé d’une pompe à eau. Là, on devait aller chercher de l’eau pour tout le ménage. L’eau dans le puits était pure. Cette eau pure était utilisée pour presque tout, par exemple pour boire et pour préparer le repas. L’eau de pluie servait pour les animaux et pour arroser la campagne.

La toilette était composée d’une planche de bois avec un trou dedans. Régulièrement on devait vider ce trou. Ce trou se trouvait loin de la maison parce qu’il y avait une mauvaise odeur, surtout en été. Il n’existait pas de papier hygiénique, mais les gens utilisaient du papier de journaux.

Les gens se lavaient dans une cuve avec de l’eau chaude dedans. L’eau était chauffée sur un poêle. L’eau chaude était aussi utilisée pour nettoyer des vêtements et pour faire la vaisselle. Il existait du savon, mais ne pas de marques différentes. Il y avait beaucoup de choses à boire; comme de l’eau pétillante, de la bière, des jus de fruits… mais les gens ne pouvaient pas payer cela.

Nos grands-parents allaient nager dans des lacs. Il n’existait pas de grandes piscines parce que l’eau était très chère.


Lex van As

J’ai fait l’interview avec mon grand-père. Il habite à Mheer. C’est aux Pays-Bas. Il a 75 ans maintenant.

Aviez-vous l'eau du robinet quand vous étiez petit?

Oui, il y avait ça depuis environ 1920, cette année là les tuyaux ont été installés. L’eau du robinet était toujours potable, même déjà au début.

Quand vous étiez petit, est-ce qu’il y avait de l ’eau chaude courante?

Non, ça n’existait pas à ce temps, à Mheer seulement le gaz naturel était disponible vers les années 60.

Depuis quand avez-vous de l’eau en bouteilles?

Je ne sais non plus, nous n’avons jamais bu d’eau en bouteilles et nous n’avons pas ça maintenant. Nous utilisons toujours l’eau du robinet. Je vois les bouteilles avec l’eau au supermarché, mais nous n’en achetons pas.

Vous réutilisiez l’eau de pluie autrefois?

Oui, nous la captions dans un réservoir. Nous réutilisons l’eau encore, nous avions un tonneau au jardin.

Vous aviez le chauffage central?

Nous avons seulement un chauffage central depuis quatre ans, quand nous avons déménagé. Avant ça, nous habitions notre vieille maison, nous la chauffons avec deux poêles et un petit chauffage électrique aux toilettes et à la salle de bain.

Vous savez d’où venait votre l’eau du robinet?

Oui, je sais, l’eau du robinet venait de Belgique, d’Eupen. Nous avions la même eau que les gens de Fourons. L’eau du robinet vient des Pays-Bas maintenant. Je ne sais pas d’où exactement.


Koen van Vliet

J’ai interviewé ma grand-mère et je lui ai posé quelques questions.

Quand elle était petite, elle habitait à Rotterdam dans un appartement avec sa famille. Rotterdam est une grande ville, au milieu des Pays-Bas.

Dans leur maison ils avaient de l’eau courante, mais ils n’avaient pas d’eau chaude. Ils utilisaient l’eau du robinet pour boire. Ma grand-mère trouvait que l’eau du robinet sentait bon à Rotterdam. Après la guerre ma grand-mère trouvait que l’eau de Rotterdam avait un goût dégoûtant, donc elle emportait des bouteilles avec l’eau d’autres régions.

Sa famille et elle allaient une fois par semaine à un bâtiment spécial pour se laver. Là, il y avait l’eau chaude pour prendre une bonne douche ou pour nettoyer les vêtements.

Dans le fort de Rotterdam il y avait ‘une piscine’, mais ce n’était pas une piscine normale comme on connaît aujourd’hui. La ‘piscine’ était remplie avec l’eau du fort, cette eau était polluée.

Dans la ville l’eau de pluie n’était pas attrapée parce que ils trouvaient que ce n’était pas nécessaire. Ils n’avaient pas de jardin donc ils ne devaient pas arroser les fleurs et les plantes.

J’ai eu une conversation très agréable avec ma grand-mère. J’ai appris que autrefois les gens vivaient différemment parce ils n’avaient pas le luxe d’avoir l’eau chaude ou ils n’avaient pas d’eau propre.


Mira Smulders

J'ai fait une interview avec ma mère: Marlies Prieckaerts. Elle a 51 ans. J’ai posé des questions sur l'emploi de l'eau dans son enfance. Elle m’a dit qu’autrefois, les gens employaient moins d’eau que maintenant. Elle pense que c’est grâce à la donnée que presque personne n’avait de douche. C’était très normal de se laver une fois par semaine dans un tonneau. Et grâce au fait qu’il n'y avait pas de machine à laver à la maison ( cette machine consomme beaucoup) mais ça n’existait pas encore dans son enfance.

Elle avait déja de l’eau courante à la maison. Elle se souvient que beaucoup d’autres familles n’avaient pas encore.  Mais elle n’avait pas encore d’eau chauffée à la maison jusqu’à l’ âge de 7 ans. Quand elle avait besoin d’eau chaude sa mère devait bouillir de l’eau sur le fourneau.

Maintenant elle ne pense plus à utiliser l’eau de façon économe qu’autrefois. “C’est vrai que maintenant c’est plus facile de prendre et utiliser de l’eau, mais les frais ont augmenté! Je pense que c’est à cause de la pollution. L’eau doit être propre et la purification coûte cher. C’est le consommateur qui doit payer...”

Autrefois elle ne pensait pas encore au problème du manque d’eau, parce qu’il n’y avait pas encore l’internet. Elle n’y réfléchissait pas parce que elle n’en savait rien!

Après cette conversation avec ma mère j’ai appris que l’emploi de l'eau autrefois était très different' de la situation actuelle.


Gwenny Smeets

J’ai interviewé ma grand-mère et mon père.

Ma grand-mère a habité à Libeek. Ça se trouve aux Pays-Bas. Il n’y a pas de rivières mais les gens ont trouvé une solution. Jadis ils creusaient des sillons. Comme ça l’eau de pluie coulait dans des puits. Ainsi on pouvait abreuver les vaches dans les prairies.

Quand il ne pleuvait pas les gens devaient porter l’eau de pluie à la prairie. Chez ma grand-mère il y avait un plan d´eau de pluie. On rassemblait l’eau dans un fût et avec une pompe ils pouvaient pomper l’eau vers la surface.

Pour l’eau potable il y avait une source dans le hameau. “Tu pouvais chercher autant d’eau que tu voulais,” racontait ma grand-mère. “Tout le monde essayait de ne rien polluer parce qu’autrement on devait boire de l’eau infecté ou aller rechecher de l’eau fraîche.”

En 1955 ma grand-mère s’est mariée avec mon grand-père. Il habitait à Caestert un hameau à Eijsden. Là il y avait un système ingénieux pour abreuver les vaches. Un tuyau guidait l’eau de pluie à un fût au fenil. Dans le fût il y avait un tuyau qui guidait l’eau vers les vaches. Quand le fût était plein l’eau coulait dans le jardin.

Tout le temps il avait une casserole sur le chauffage pour chauffer l’eau pour se laver. Ils étaient très contents quand ils recevaient l’eau chaude et l’eau froide sous la douche.

Chaque jour mon père devait pomper l’eau pour refroidir le lait: environ 1000 litres par jour.

Mon père m´a raconté aussi qu’à Caestert au château il y avait et il y a un système spécial pour la fontaine. Elle fonctionne par la pression qui se fait par la vitesse de l’eau. L’eau s’écoule dans un fût dans la tour du château. De là elle est conduite par un tuyau vers la fontaine. Comme ça la fontaine coule toujours d’elle-même.


Gaston Duijsens

J’ai interviewé mon père, parce que je n’ai plus de grand-père. Ma grand–mère ne sait pas grand-chose sur l’eau.

En 1900, l’eau était très importante pour les agriculteurs. Ils ont nourri des animaux, et ils nettoyaient aussi des étables avec de l’eau. Mais les gens utilisaient l’eau aussi pour le ménage. Et pour boire, parce que, quand le père de mon grand-père était petit garçon, il buvait l’eau de la rivière.

En 1925, il n’ existait pas de tuyauterie. Dans un petit village, il y avait un puits pour tout le village. Tout le monde devait aller au puits pour pomper l’eau. L’eau était très claire et potable. C’est très différent avec la situation d’ aujourd’hui. Pour les animaux, les agriculteurs prenaient l’eau de la rivière, parce que l’eau de la rivière n’était pas mauvaise, les animaux boivent aussi aujourd’hui l’eau de la rivière.

Mon père m’a dit qu’il a eu beaucoup de plaisir avec de l’eau. En été, il nageait dans la rivière et mon père avait un petit bateau. En hiver, ils patinaient sur l’eau. C’était toujours une aventure, dit mon père.

Autrefois, l’eau était importante et maintenant l’eau est importante, et dans le futur, l’eau sera importante. L’eau peut être dangereuse, mais aussi très agréable. Je pense qu’ une vie sans eau n’est pas possible.


Raphael Vossen

J’ai demandé à mon oncle où ils cherchaient l’eau il y a prèsque cinquante ans. Il me répondait qu’ils avaient chez ses parents, donc mes grands-parents que je n’ai jamais connus, un puits qui avait 30 mètres de profondeur. Il avait été creusé dans le début du vingtième siècle. Au fond se trouvait encore à peu près deux mètres d’eau. Au dessus du puits, on avait construit un mécanisme pour laisser descendre et tirer un grand seau de 25 litres.

La consommation de cette eau était pour la plus grande partie pour abreuver les animaux (des vaches, des cochons et des chevaux). Pour le reste on l’utilisait pour laver dans la maison mais aussi pour boire. A cette époque, l’eau était encore potable. Peut-être maintenant encore aussi, mais on doit faire attention.

Il ne peut plus bien se souvenir quand ils se lavaient encore avec l’eau du puits. Quand mon oncle avait 15 ans, on utilisait l’eau du puits beaucoup moins. De nos jours, le puits a disparu complètement. On l’a rempli de terre et on ne voit plus rien du puits qui a été dans cette époque très important.


Hester Aussems & Sophie Crombag

Nous avons interviewé Monsieur et Madame Lemmens. Ils sont de Fouron-Saint Martin. Madame Lemmens est née en 1925 à la Planck. Monsieur Lemmens est né à Bunde (Pays-Bas) en 1922.

Monsieur Lemmens nous a montré une pompe spéciale, fabriquée à Anvers. Cette pompe ne fonctionne pas à électricité mais à l’eau.
Il y a quarante ans qu’ils sont venus à Fouron-Saint Martin pour bâtir une maison. Ils ont aussi bâti un puits d'eau. Ils ont trouvé l’eau avec une baguette de sourcier, sur une profondeur de vingt-sept mètres. L'eau a coulé d’une déchirure.

L’eau dont ils ont eu besoin, pour la lessive par exemple, ils l’ont hissée avec des seaux.

La conduite d'eau a été installée il y a quinze ans, mais l’eau de notre puits a un meilleur goût que l’eau de la conduite.

L'eau était potable et ils n’ont jamais eu un manque d’eau. La Voer jaillit à Fouron-Saint-Pierre et la Veurs à Fouron-Saint-Martin. Il y avait une vingtaine de moulins sur les deux rivières.

M. Lemmens se rappelle encore bien que le canal de Juliana a gelé dans le temps que la reine Juliana a été enceinte de la reine Beatrix actuelle. Il a été raconté à ce moment-là, comme plaisanterie, que la naissance de la reine Beatrix était impossible parce que le canal de Juliana était gelé... Et avec cette plaisanterie nous avons fini notre interview.


Laura Aussems, Eline Lambermon & Charlotte Speetjens

à l’arrière-plan: un tonneau pour transporter l’eau

Eline a posé quelques questions à sa grand-mère en ce qui concerne l’emploi de l’eau dans le passé. Sa grand-mère habitait avec ses parents, ses frères et ses sœurs à Sittard, une petite ville aux Pays-Bas. Ils habitaient avec sept personnes dans la maison.

Où est-ce qu’on allait chercher l’eau dans le temps?

Sa grand-mère lui a raconté qu’autrefois on avait déjà des conduites d’eau à Sittard. On avait déjà tôt de l’eau du robinet. Bien sûr pas d’eau chaude, seulement de l’eau froide. Maintenant nous employons de l’eau du robinet pour presque tout: cuisiner, boire, arroser les plantes, prendre une douche, nettoyer etc.

Comment faisait-on autrefois?

Les gens n’avaient pas de salle de bains. A la maison de sa grand-mère on prenait une bassine avec de l’eau du robinet pour se laver. L’eau était chauffée sur le poêle.

Le grand-père de Laura habitait à une ferme à Fouron-St.-Pierre. Ils allaient chercher de l’eau à la rivière ‘De Voer’. Chaque jour ils allaient à la source pour remplir des tonneaux (voir photo). Ils avaient besoin d’eau pour laisser boire les vaches.

la construction de la conduite d’eau

Mais ils avaient aussi un puits dans un abri dans le jardin. Ils l’employaient pour cuisiner, se laver et nettoyer. Pas pour boire, parce que dans l’eau il y avait des moustiques. Entre ’67 et ’69, les conduites d’eau arrivaient (voir photo). C’était extraordinaire pour eux, mais pour nous c’est très normal.

La grand-mère de Charlotte devait aller chercher de l’eau à une pompe dans la rue. Cette pompe était pour tous les gens de cette rue. C’était gratuit et tu pouvais prendre autant d’eau que tu voulais. Mais on était très économe avec l’eau parce que traîner cette eau jusqu’à la maison était très dur.

La grand-mère de Charlotte lavait les vêtements toujours le lundi dans la cuisine. Le samedi elle nettoyait la maison avec du savon vert et de l’eau.

Dans la Meuse il y avait des compétitions de natation et on pêchait. Il n’y avait pas d’autres sports que les sports nautiques.

Quand il y avait du feu, les pompiers l’éteignaient avec des seaux d’eau, mais la maison n’était naturellement pas sauvée.


Agia Thomassen

La Berwinne est une rivière qui traverse Mouland. Elle prend sa source à Clermont et elle se jette dans la Meuse. Cette place est a été déplacée parce qu’on avait besoin de place pour construire le barrage.

Il y a eu beaucoup d’inondations. La dernière date de 1998. Il y avait aussi de grandes inondations en 1891 et 1921. La plus grave s’est produite en 1956.
Il faisait très froid pendant une période. Mais à cause d’un dégel soudain la glace s’est détachée et a heurté le pont. La glace arrêtait l'eau et ç’a causé de grandes inondations. Il y avait beaucoup de dommages. Le pont a dû être reconstruit à nouveau.

Autrefois presque tous les villageois allaient pêcher. De personnes très âgées ont dit qu’ils ont attrapé du saumon. On peut trouver aussi d’autres poissons comme l’épinoche, le brochet, l’anguille, et des truites.

On n’utilisait pas l’eau pour le ménage. Là on utilisait l’eau souterraine de source de puits.

Chaque samedi les villageois, en particulier les jeunes, allaient nager dans la Berwinne.

On utilisait l’eau pour les vaches. C’est un système spécial qu’on appelle ‘un plan d’eau’ (pour abreuver le bétail).

La Berwinne n’était pas plus propre que maintenant. On jetait plus de déchets dans la Berwinne et aussi des animaux morts comme des chats, des chiens et des porcelets.

On n’avait pas d’égouts comme maintenant. Les eaux d’égouts se jettent toujours dans la Berwinne, parce que la Berwinne est le point le plus bas à Mouland. L’eau sale coulait des maisons et des fermes dans la Berwinne.


Rudy Geelen

Normalement j’aurais interviewé mon grand-père, mais maintenant il se trouve à l’hôpital alors... j’ai quand-même interviewé mon père.

Toute sa vie mon père a habité à Fourons, alors il connaît très bien la Voer. Autrefois c’était son endroit préféré pour aller pêcher. Maintenant il est presque impossible pour les poissons de survivre dans une rivière si polluée.

D’après lui la Voer est devenue plutôt un canal, un égout public. L’eau est vraiment nuisible à la santé. D’un part c’est parce que les toilettes des habitants y sont directement raccordées. D’autre part il y a aussi quelque chose qui s’appelle ‘la pollution générale’. Tout le monde jette dans la Voer ce qu’il veut et on ne fait rien!

Quand mon père avait notre âge, la Voer était utilisée pour arroser les champs et pour moudre le blé que les fermiers avaient récolté. Alors on utilisait de grandes pompes et des moulins à eau pour faire ces travaux. Maintenant on peut encore les voir dans quelques enterprises locales, mais malheureusement on ne les utilise plus. Aujourd’hui les gens ont inventé des systèmes beaucoup plus compliqués. Dans le centre de village il y a encore un moulin à eau pareil en très bon état.

Voici un petit résumé de mon interview.


Philippe Bastiaens

Avant les année 40 les gens avaient un puits d’eau. La purification de l’eau se faisait avec de gros morceaux de charbon et de marne. La marne: c’est la pierre du pays de ma grand-mère parce que — vous le savez — à Zichen et à Kanne se trouvent des grottes de marne. Vers 40 l’eau courante fut installée dans les villages. A certains endroits il y avait une pompe où tout le monde allait se servir. L’eau était récoltée dans un grand pot en pierre. Elle restait très fraiche et on se servait avec un verre.

L’eau était chauféer pour la cuisson des légumes et les préparations en cuisine. Pour se laver on utilisait l’eau de pluie car tout le monde avait un puits dans son jardin. La plupart des gens se lavaient l’un après l’autre dans une grande bassine.

Vers les années 50 tout le monde a  reçu l’eau potable à la maison. La vie devenait plus facile, les salles de bains arrivaient, les toilettes avec chasse étaient installées. Dans les grandes villes telle que Liége ont soutirait l’eau de la meus et on la purifiait. Depuis ce moment l’eau est devenue très chère et plus rare.


Marie-Pierre Semmeling

Pour mon interview j’ai décidé d’interroger mon grand-père. La première question que je lui ai posée est au sujet de l’eau quand il était encore jeune. Il m’a dit que dans son village (Mouland) il n’y avait pas d’eau courante et que les familles de son village avaient des pompes à eau pour avoir de l’eau potable. Grâce à ça les habitants avaient droit à l’eau gratuitement. Mais en hiver il fallait bien isoler le tuyau de la pompe pour ne pas que l’eau gèle et pendant les étés très chauds il fallait faire attention que l’eau ne s’évapore pas. Il allait également se baigner dans la Berwinne et en hiver il patinait et faisait de la luge sur la Berwinne gelée.

Ensuite je lui ai demandé à quoi servait l’eau dans son travail. Il m’a expliqué qu’on l’utilisait pour refroidir le métal qui était utilisé pour modeler le métal fondu.

Il a aussi fait mention de l’eau que les familles utilisaient pour arroser leur potager. C’était de l’eau de pluie que les habitants récoltaient tout spécialement pour ça.

Il est également allé voir l’exposition universelle de l’eau qui avait eu lieu à Liège en 1939. Là-bas il y avait des centaines de fontaines avec des jets d’eau et des jeux de lumière.

Voilà l’interview de mon grand-père à propos de l’eau dans son passé.